Culpabilité quand tu nous tiens...


Mardi, je me suis levée du pied gauche, de mauvaise humeur (la tronçonneuse à 7h45 n’a franchement pas aidé un réveil en douceur…), en gros, il ne fallait pas me parler (ça tombe bien j’étais seule avec moi-même pour me confronter à mes petits démons et ma super bad mood…).


Le problème quand tu te lèves de mauvaise humeur c’est que ça te prend la tête : le petit vélo se met en marche et c’est parti pour un tour de manège : Pourquoi je suis de mauvaise humeur ? Ce n’est pas la pleine lune…ni la nouvelle lune…personne ne m’a énervée (sauf la tronçonneuse), c’est quoi le problème ?? Pourquoi je me sens si mal…sans raison ???


Alors ça gamberge ; tout me « saoulait », et en même temps, je ne trouvais aucune raison valable à cette humeur massacrante : bien sûr, pas envie de bosser, de faire de sport… en fait, envie de rien.

C’est d’autant plus déroutant que cela ne m’arrive que très rarement : je suis plutôt du genre happy et mes humeurs n’ont jamais fait trop les montagnes russes mais, depuis quelques mois, c’est plus trop le cas !


Dans ma vie d’« avant », j’aurais allumé mon ordinateur, ignoré cette émotion de colère (car oui, j’étais bien en colère) et je me serais attelée à la tâche de barrer, un à un, les nombreux éléments de ma to-do liste… et je me serais couchée en colère, épuisée en espérant que le lendemain, je serais de meilleure humeur…


Mais voilà, j’ai évolué depuis ce temps-là (heureusement), et aujourd’hui, j’ai compris qu’il était important d’accueillir ses émotions ; de réaliser et d’accepter que j’étais en colère, et qu’en fait, on s’en fout pas mal du pourquoi et du comment (je n’ai toujours pas la réponse) mais que cette colère, elle avait besoin d’être entendue, reconnue…Alors, j’ai lâché prise : je n’ai pas allumé mon ordinateur, je ne me suis même pas lavée (choc !), je me suis allongée sur mon canapé et j'ai regardé des vidéos sur YouTube…j’ai appelé des proches qui sont capables d’entendre mes états d’âmes, sans jugement et qui savent m’aider à me faire déculpabiliser par rapport au manque de progression sur ma to-do liste…Et, franchement, depuis que je fais ça, la culpabilité est de moins en moins lourde, parfois elle est même absente et je me dis « oui, demain sera un autre jour; aujourd’hui tu es en colère, alors c’est pas la peine de travailler dans cette énergie, car tu es un aimant, ce que tu envoies, tu reçois » alors si j’envoie mon énergie de colère, je vais recevoir la même chose en pleine face (cet effet boomerang, ça te parle ?) alors non merci.


Ce n’est pas facile de déculpabiliser quand on est issue d’un milieu où les croyances se résument à :

- « Il faut travailler dur pour y arriver »,

- « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt »,

- « Le travail c’est la santé … »


Heureusement, ces croyances peuvent être libérées et transformées et c’est ce travail d’introspection qui me permet aujourd’hui de lâcher prise et de transmettre ces mêmes pratiques à mes clients.


Alors, voici mes petits conseils quand on n’est pas au top de sa forme :


- On accueille ses émotions (on peut écrire : vider son sac sur papier c’est mieux que de déverser son « sac à vomi » sur son conjoint, même si ça fait du bien, il/ elle n’est pas là pour ça !)

- On prend un petit temps (en fonction de votre flexibilité) pour se poser, respirer et observer ce que vous êtes en train de traverser.

- On déculpabilise (les affirmations positives aident) : « je suis traversée par des émotions à chaque instant, je les accueille sans jugement, avec bienveillance car c’est ce qui fait de moi un être humain » ; se prendre pour Wonderwoman, ça marche un temps, après, y’a souvent un burnout à la clé (j’ai testé pour vous) .


Voilà, encore un bon rappel pour être dans l’ETRE et non dans le FAIRE…certes, c'est un challenge, mais ça marche, car dès le lendemain, j’avais la grosse patate 😊.


Voilà, c’était mon petit partage du jour…et vous, vous faites quoi quand vous vous levez du pied gauche ?


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